Je m’appelle Yuliya Gransart, je suis artiste peintre et plasticienne franco-ukrainienne.
Je suis née en Ukraine, où j’ai grandi jusqu’à mes 20 ans.
Mon enfance a été baignée de couleurs, d’images et de traditions. C’est là que s’est formé mon regard, cette façon de ressentir le monde qui m’accompagne encore aujourd’hui.
Après une première vie dans un autre domaine professionnel, je suis revenue à l’art presque naturellement.
Ce retour ne s’est pas fait par rupture, mais comme une évidence qui s’impose avec le temps, nourrie aussi par mon parcours de formation : des cours publics suivis à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (site de Brest), puis une licence d’arts plastiques à la Sorbonne Université.
Là-bas, la pratique laissait place à une approche principalement théorique —histoire de l’art, philosophie, psychanalyse de l'art... C’est précisément cette base qui m’a apporté ce qui me manquait : un cadre de réflexion, une profondeur de lecture, une manière de questionner les images.
Cette ouverture m’a permis ensuite d’aborder ma pratique autrement, de m’autoriser à explorer de nouvelles techniques, à accepter l’inattendu et à faire évoluer mon travail en dehors de toute contrainte formelle.
Aujourd’hui,
je travaille principalement la peinture, mais aussi le textile, et j’aime explorer, tester, chercher.
Ces dernières années, j’ai commencé à intégrer dans mes œuvres des fragments de vieilles bandes dessinées et de journaux.
Ce sont des morceaux d’histoires, des traces d’enfance — la mienne, mais aussi celle des autres — que je viens mêler à mon propre univers.
Comme un retour à quelque chose de familier, de profondément ancré.
Les histoires occupent une place importante dans mon travail.
Celles que l’on lit, celles que l’on entend, celles que l’on porte en soi.
Je m’en inspire, mais je n’en donne jamais une version fermée : j’en propose seulement un fragment.
Mon travail s’inscrit dans cette idée de mémoire et de transmission.
Je m’inspire beaucoup de mes lectures, notamment philosophiques et religieuses, mais aussi des femmes, de leur présence, de leur force, de ce qu’elles portent.
Je ne cherche pas à raconter une histoire précise.
Je propose plutôt des images ouvertes, dans lesquelles chacun peut retrouver un souvenir, une émotion, quelque chose de personnel — et continuer l’histoire à sa manière.